| Ce projet consistait en l’élaboration d’une vision d’ensemble pour la mise en valeur du pied de la chute Montmorency et la requalification du littoral qui la sépare de la rivière Saint-Charles.
Pour y parvenir, il était proposé de transformer l’autoroute Dufferin-Montmorency en un boulevard urbain où il serait possible de rétablir les liens qui unissaient jadis la ville et le fleuve. La récupération des terrains situés du côté nord du nouveau boulevard devait permettre la constitution d’un véritable front maritime formé d’immeubles résidentiels de haute densité. À cela s’ajoutait l’aménagement de nombreux sentiers et équipements de loisirs qui, réunis, formeraient un espace public, linéaire et riverain, dont l’échelle et le prestige seraient à la mesure de la chute Montmorency.
Le point culminant du projet se trouvait au niveau de l’estuaire de la rivière Montmorency où il était proposé de rétablir le contact visuel et physique entre le fleuve et le pied de la chute. Pour ce faire, le tronçon d’autoroute séparant le fleuve et l’étang de la Côte était éliminé, l’échangeur autoroutier du pont de l’île d’Orléans était reconfiguré, le pont enjambant l’estuaire de la rivière était relocalisé en bordure du pont de l’ancienne voie ferrée, et les terrains libérés étaient aménagés en un vaste espace vert permettant un dialogue harmonieux entre les différentes composantes du paysage naturel et bâti.
En plus de permettre la réappropriation des berges par la population, ces aménagements cherchaient à rendre hommage aux activités agricoles, insulaires et côtières qui avaient lieu dans le secteur à l’époque de la colonie: un verger, une promenade agricole avec un promontoire, des quais de bois rappelant la drave, un bâtiment d’accueil aux allures de pont végétal, etc.
Réalisé en collaboration avec:
Sonia Gagné
Patrice Leroy |